L'Entreprise113 ans d'entreprise
Il entreprend son Tour de France comme il est d'usage lorsqu'on est compagnon. Mais au hasard de son périple, une heureuse rencontre le décide à s'établir à Dijon pour y fonder une famille et en 1895. Sa notoriété et son développement sont les fruits d'un âpre travail et d'une conscience professionnelle sans faille. En 1914, quand éclate la guerre, l'Entreprise vient d'obtenir un important chantier d'égouts à Héricourt. Parallèlement, le réseau PLM qui acheminait grand nombre de convois militaires réclamait des travaux immédiats et rapides. L'entretien de la section Laroche-Migennes à Dijon fût confié à l'Entreprise. Après la tourmente, la reconstruction ... Fils d'Eugène MARTIN, Roger obtient son diplôme d'ingénieur E.T.P. et accompli son service militaire dans l'aviation, Roger MARTIN fait en 1926 ses premières armes aux côtés de son père. Les chantiers se multiplient et deviennent d'une toute autre ampleur. Sans doute grâce aux études qu'il a suivies mais aussi aux progrès techniques, Roger MARTIN peut dès lors appréhender différemment les nouvelles contraintes. On commence alors à parler planning, mécanisation… L'application de ces méthodes novatrices contribue à de nouveaux succès. La relève étant assurée, Eugène MARTIN peut s'effacer peu à peu pour laisser son fils prendre les rênes de l'affaire familiale. En 1927, il implante sa première agence à Andelnans dans le Territoire de Belfort.
Dans le même temps, la nécessité de se procurer des éléments standardisés pour les travaux urbains l'amène à créer la Société des Bétons Vibrés de l'Est : fabrique de mœllons, planchers, bordures, etc... En 1956, ces deux fournisseurs "maison" vont fusionner et devenir l'actuelle SABEVI (Sable et Bétons Vibrés).
Forte de ces activités complémentaires, l'affaire appelée désormais l'Entreprise ROGER MARTIN est parfaitement à même de répondre aux besoins d'entretien de plusieurs villes : Dijon, Belfort, Dôle, Sens, etc. A ces travaux de voirie urbaine s'ajoutent des chantiers routiers comme la RN 6 à Saulieu, la RN 64 à Luxeuil et Lure ainsi que la RN 19 entre Ronchamp et Frahier. Les qualités professionnelles de Roger MARTIN sont consacrées par ses confrères qui l'élisent en 1936 au poste de président du Syndicat Régional de l'Industrie Routière. Ses engagements professionnels font de lui l'un des artisans de la première Convention Nationale de l'Industrie Routière. Puis éclate la seconde guerre mondiale. A nouveau, les hommes sont mobilisés tout comme le matériel. Roger MARTIN, quant à lui, reçoit son affectation dans une formation aérienne. Après l'Armistice de 1940, il regagne sa Région et parvient à employer à divers petits travaux les quelques ouvriers restés ici. Mais le pillage avait sévi et les matériaux font défaut. A la libération, l'Entreprise est à nouveau sollicitée. Mais cette fois, on lui fournit du matériel afin de remettre en état les routes dévastées par la guerre. Eugène MARTIN s'éteint en 1949. C'est un succès, le début des marchés beaucoup plus nombreux et d'une tout autre portée. Période de développement pour les entreprises, de grande activité en matière de Travaux Publics, l'Entreprise ROGER MARTIN durant les décennies 1960 et 1970 prend part à cette prospérité économique générale. Ces décennies voient l'approfondissement du métier de terrassier avec la prise de travaux dans la construction des autoroutes A6 Avallon (et bretelle de sortie d'Avallon), A1 Roye-sur-Matz (Somme) et pour une très large part les terrassements de l'A38 qu'on appelait alors "la bretelle de Pouilly à Dijon". La déviation de Sombernon est le meilleur exemple de ce progrès : ce chantier de déblais-remblais de très grande hauteur dans des marnes compactes apparaît en ce temps-là comme le chantier de terrassement le plus délicat de France. Parallèlement, l'Entreprise s'implique davantage dans le domaine de la route. Elle prend une part active aux travaux de renforcements coordonnés en s'équipant de centrales mobiles. Enfin, les implantations locales sont renforcées et Roger MARTIN affirme sa réputation d'entrepreneur de voirie, paveur-asphalteur, agent d'entretien des Villes et des Collectivités. En 1985, Roger MARTIN trouve la mort dans un accident d'automobile. Pierre MARTIN devient le Président Directeur Général de l'Entreprise, Jean-Louis BOURROUET, le Directeur Général. De jeunes ingénieurs jusqu'alors occupés à des tâches de stricte exécution prennent des responsabilités plus larges, alors qu'une direction administrative et financière est mise en place. Territorialement, la décennie 1985/95 voit des implantations nouvelles à Besançon et au Creusot où l'Entreprise ROGER MARTIN travaillait cependant de façon fréquente depuis plus de 20 ans. Devenu décidément trop petit, peu pratique en centre ville, le siège social est transféré au Parc Technologique, au Nord de Dijon. L'Entreprise connaît une période de croissance externe avec les prises de participations majoritaires dans les Entreprises SN2V (Vonnas dans l'Ain), DAL DEGAN (Cheney dans l'Yonne), DEMONGEOT et FAUCHET (Dijon). Les métiers de base de l'Entreprise sont renforcés par l'accès aux grands travaux autoroutiers : A31, liaison A6/A40 ; A39 Dijon/Dôle ; A75 La Méridienne, A43 La Maurienne, A19 (ex A160), A39 Choisey-Colonne. La tradition voirie-asphalte se perpétue avec la modernisation de la Centrale de fabrication d'asphalte de Saint-Apollinaire près de Dijon et l'implantation d'une centrale à béton. Enfin, l'Entreprise ROGER MARTIN accède aux travaux d'enrobés avec la création d'un poste fixe d'enrobage à Champdôtre (Côte D’Or) en participation égale avec la Société GERLAND. Pour la bonne organisation du Groupe, les actionnaires, tous enfants de Roger MARTlN créent une société holding qui porte tout naturellement le nom de SA ROGER MARTIN. A son centenaire, le Groupe compte 460 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 330 millions de francs.Les cent ans de l'Entreprise marquent un passage Depuis, les grands chantiers de terrassement ne sont développés avec l'Agence Grands Travaux (TGV Méditerranée, A77, A20, ...). Les agences et les filiales tout en conservant leur métier traditionnel ont diversifié leurs activités (Grave-émulsion, bétons, étanchéité, réfection d'ouvrages d'art, écrans phoniques ...) En an 2000, L'Entreprise ROGER MARTIN rachète le groupe DIORS FINANCES (Indre). Ce groupe est composé de six sociétés dont les activités sont orientées sur la route et le béton. Géographiquement, ce rachat nous ouvre désormais la voie sur le centre Ouest de la France et gonfle le chiffre d'affaires du Groupe ROGER MARTIN de plus de 100 millions de francs. Une agence s'ouvre à Sélestat dans le Bas Rhin pour decharger l'Agence de Belfort très présente autour de Strasbourg.
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Fondateur de l'Entreprise, Eugène MARTIN naît en 1866 au sein d'une famille de cultivateurs auvergnats.
En 1930 la Ville de Belfort lui confie l'entretien de ses voies de circulation. L'aspect actuel de la cité est dû pour une bonne part à Roger MARTIN.
Les moyens en matériel dont dispose l'Entreprise apparaissent un peu limités lorsqu'en 1937 elle est adjudicataire du marché de la déviation de Rouvray (35 000 m3 de terrassement).
En 1950, elle devient SARL au capital de 50 000 F. Le dépôt de matériel d'Andelnans est étendu et complété d'un atelier de réparation. La direction du parc matériel est confiée à un ingénieur.
Tous deux ingénieurs ETP, ils formeront avec Roger MARTIN un directoire à trois qui gouvernera l'Entreprise pendant presque vingt-cinq ans.
En attendant que la quatrième génération puisse porter à son tour l'engagement de Roger MARTIN : "PROFESSION ENTREPRENEUR" à l'aube du troisième millénaire.